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dimanche 26 février 2012

Garoutade version 2012

Dernier weekend de février, le rendez vous des garouteurs à Ille sur Têt! Une innovation cette année qui a suscité une "polémique" sur la toile, car le tracé pour cette édition n'était pas balisé. L'organisation a préféré un guidage au GPS et une rotation dans le sens anti-horaire. Le parcours nous gratifie de deux ascensions du CH3. Météo clémente malgré des rafales de vent, il fait tout de même 10°C quand nous partons à 8h sur le vélo avec Éric. On abandonne vite les coupe vent car il fait chaud et nous attaquons la première montée avec quelques phases de poussage pour arriver au dessus des anciennes carrières de Rodès.
Km 7, première descente courte sur un single en corniche à flanc des Gorges de la Guillera avant d'arriver sur Rodès.
On remonte ensuite à proximité de Notre Dame de Domanova, avant d'attaquer le premier gros morceau et la belle montée jusqu'à l'ancien Mas de l'Escape qui nous hisse en haut du CH3. Après un petit single étroit dasn les bois, nous sommes récompensés par une très jolie descente avec des portions en dévers, le reste en caillasse, le temps de remonter un peu sur la piste et nous voici au premier ravito.
On recharge les batteries, Yann Kerveno nous tire le portrait tant qu'on est frais avant qu'on reparte grimper la piste du CH3 avec des portions très fortes en pourcentage. Elle use et se termine sur un sentier technique qui demande des ressources jusqu'à Veinat de Baix.
Nous atteignons enfin le sommet et le point culminant du raid au km 30 (720m), et l'on amorce encore une fois une superbe descente technico ludique du Rourèda del Batlle, où nous rejoignons la route au fond de la vallée.
Après le km 32, ça remonte d'abord par la route, puis par un DFCI en direction de Casefabre, pour atteindre le sommet après un peu de poussage. Ça valait le coup car on enclenche sur une longue descente jusqu'à Bouleternère. Comme on l'a déjà roulé deux fois auparavant, on a pu lâcher un peu les freins avec Éric, on s'est bien régalés!
Arrivée au 2nd ravito, il reste deux bosses et demi à gravir, elles seront usantes, il y a un peu de portage, mais à chaque fois on est récompensés par des descentes 4 étoiles, dont celle dite "du réservoir", le long des grillages. On la connaissait déjà, on a apprécié la refaire plus vite.
Dernière grimpette sur piste vers Montplaisir avant la dernière descente courte, très pentue avec quelques marches en ruptures, excellent avant de rentrer à Ille sur Têt boire une mousse et manger un morceau.

le montage de jpr31


Un parcours de 64km pour environ 2600m de D+

samedi 25 février 2012

Garoutade 2012 : Prologue

Ça y est, c'est le moment de descendre dans le sud pour participer à cette Garoutade 2012. Éric et moi arrivons en début d'après midi à Ille sur Têt, suivi par Clément et son pote Nicolas. On s'installe dans le mobile-home, on mange un morceau et nous filons à La Catalane récupérer nos plaques de cadre, c'est Brice Epailly qui s'occupe des enregistrements.
Une fois les formalités terminées, on va quand même profiter au maximum de ce weekend et de ce beau temps (soleil, 17°C) et nous décidons d'aller rouler avec Éric sur les traces d'un topo au nord d'Ille, en guise de prologue et surtout de mise en bouche pour ce qui nous attend demain.
Petit parcours bien sympathique, avec une enfilade de descentes courtes, très techniques qui demandent suffisamment de concentration pour ne pas aller biser les rochers!
On prend notre pied, on en profite pour réaliser des photos et on répète le passage de quelques obstacles pour notre plus grand plaisir! On croise d'autres "garouteurs" qui sont venus aussi faire tourner les jambes.
Une fois le parcours terminé, on a encore du temps devant nous et on se dit qu'il serait dommage de ne pas aller refaire la dernière spéciale de l'Enduro des Châteaux 2011, qui est juste à côté. Go! On remonte par la route pour atteindre le départ du single et on se gave une dernière fois des passages techniques et des grosses marches. Le final dans le lit du ruisseau est beaucoup plus tendu, car tout raviné par les orages, attention à ne pas se boîter à la sortie du tunnel! Yeah! Tout se passe bien, pas de chute ni de casse, on retourne à Ille boire un demi bien frais en terrasse avant de retourner au camping, préparer la pasta party du soir!
Une mise en jambe de 24km pour 650m de D+


vendredi 10 février 2012

Garoutade 2012 : J-15

Plus que deux semaines avant de descendre arpenter les superbes singles des Pyrénées Orientales avec Ricky et Jako. L'équipe organisatrice, dirigée par Brice Epailly, a dévoilé le parcours de cette édition, qui s'annonce peut-être plus difficile que l'année précédente, car les difficultés semblent être mieux réparties tout au long du parcours en dents de scie, il faudra en garder sous la pédale pour pouvoir grimper les montées pour pouvoir se régaler en descente.
Vivement fin février...

dimanche 27 février 2011

La Garoutade 2011


Ille sur Têt au loin
Dimanche 27 Février, après une nuit "moyenne", nous sommes à Ille sur Têt à 7h45 pour retirer nos plaques. Il y a du monde (400 participants), c'est l'effervescence à la salle La Catalane. Nous croisons notre ami Tricky (membre Ride Air et Arverne VTT) juste avant de partir.

Il a plu cette nuit, il fait 5, 6°C ce matin et il tombe quelques gouttes. 8h15, nous partons tous les deux, Éric et moi pour attaquer le vif du sujet : 180m de D+ sur 2km sur piste. A froid, il faut y aller mollo, la première descente est courte mais bien dans l'esprit de la Garoutade : du ludique et du cassant en arrivant à Saint Michel de Llotès. Au km 6, départ pour une belle montée de 8 km, d'abord sur piste, puis sur route pour atteindre le col de Ste Marguerite (600m). Nous sommes bien, on boit un coup et on avale une barre. Tricky nous rejoint peu après. Et c'est parti pour la première "vraie" descente de la journée : 5km de bonheur et 400m de D- de pierres, marches et racines humides, épingles, virages serrés, courbes rapides, le tout bien sûr en singletrack. C'est excellent, on se régale, pas de faute, pas de chute, super sensations.
Premier ravitaillement avec des produits du terroir (miamm!) à Bouleternère (km 20). Il faut bien manger car la côte qui suit va être dure, nous sommes mis au parfum par l'organisation et Tricky confirme (déjà faite).  Il s'agit du fameux sentier du CH3 : 6 km d'ascension, 600m de D+, il fait mal aux jambes, avec de nombreux petits coup de cul, de la bruine cinglante avec la tramontane qui souffle, le haut de la montée se fera après un petit portage sur un single assez piégeur avec les cailloux humides et très étroit  au sommet : les cintres larges ne sont pas le top dans ces conditions :-).
On vient d'en face!
On pousse sur des portions trop cassantes pour être avalées sur le vélo, nous sommes presqu'à 800m d'altitude quand il se met à neigeotter au sommet. Nous sommes toujours tous les trois, on ne traîne pas au sommet, une petite photo vite fait et on s'enquille la descente de 3 km, toujours aussi superbe, de la terre, des pierres, de la vitesse, on enchaîne bien les courbes et les épingles avec Éric et les marches se passent tranquillement, avant le retour sur piste pour 2 km de montée avant de finir la descente sur un single encore génial et une partie fraîchement ouverte, en dévers, tout en caillasse. Nous sommes redescendus dans la vallée, il fait moins froid, mais la pluie se met à tomber lorsque nous arrivons au 2ème ravitaillement à Rodès (km 40),  par chance abrité dans un local. Tricky ne nous rejoindra pas, victime d'une avarie sur son Ellsworth Epi : perte d'une vis de biellette d'amortisseur, il sera rapatrié par l'organisation jusqu'au camping.
Jérôme alias "Tricky"
Éric et moi on se gave, j'ai un coup de moins bien, j'avale tout ce qui passe à portée de main, bois beaucoup et remplis le sacaflotte. Le soleil revient, on se décide à repartir, la tramontane souffle bien, il faut réchauffer la machine. La descente suivante est particulière, c'est ici que je me suis fait mon entorse au poignet en Novembre dernier suite à une chute, j'ai un compte à régler psychologique, et je la passe cette fois-ci "finger in the nose". On se retrouve au bord de la Têt dans les gorges, il y a du bouillon, nous longeons un petit canal d'irrigation sur un sentier peu large, il y a du gaz à droite, la tramontane de face et il pleut... on se sent vraiment au milieu de nulle part, mais il faut continuer, on attaque à nouveau une longue piste, au soleil cette fois, toujours avec du vent, au dessus du barrage de Vinça, jusqu'à 500m d'altitude, et enfin nous attaquons une nouvelle descente ouverte il y a peu. Terrain gras et jolies marches au menu, on se lâche avec Éric avant de rejoindre "LA" difficulté technique de la journée : la Descente des Escaliers, qui comme son nom l'indique est une succession de grosses marches naturelles, d'éboulis et d'épingles dans les Gorges de la Guillera. C'est excellent, je passe tout sur le vélo, les sensations sont bonnes, les difficultés s'enchaînent bien. Éric me rejoint en bas, nous avons tous les deux un gros sourire aux lèvres : c'est trop bon!!
Vue sur Rodès

On remonte ensuite (encore) dans l'ancienne carrière de Rodès, avec un portage au menu, il fait chaud à ce moment, c'est long, mais une fois en haut le plaisir est à nouveau là avec le super sentier enduro, rapide avec les petits sauts aménagés que l'on dévale à bonne allure, sereinement en lâchant les freins, avant d'arriver au dernier ravitaillement au Chemin de Casenoves (km 58).
Un dernier coup de cul sur une piste avec la tramontane tantôt de face, tantôt dans le dos nous amène au sommet de la dernière descente, courte mais superbe comme toutes les précédentes.
Un peu plus de 67 km au compteur et 2850m de D+, 8h00 de roulage et 1h00 de pause au total (un peu long mais on a attendu la fin de l'averse à Rodès). Pas si mal que ça et en plus, aucun pépin mécanique.
On s'est bien rendus compte avec Éric que malgré les conditions de roulage humides qui rendaient les descentes un peu plus engagées qu'elles ne le sont déjà, les sessions "Meunier Racing Team Enduro Camp" des samedis après-midi portaient leurs fruits.
Un grand bravo à l'organisation et tous les bénévoles qui nous permettent de profiter de ces si jolis chemins!


mercredi 8 décembre 2010

Inscription Garoutade 2011

Aujourd'hui il fallait être attentif et ne pas traîner pour décrocher son ticket d'entrée pour participer à la Garoutade 2011... les 350 places se sont arrachées en 13h. J'ai décroché mon sésame. Après le super week end arverne où l'on a pu découvrir les sentiers d'Ille sur Têt, j'avais une énorme envie d'y poser mes crampons à nouveau.
Le parcours 2011 nous promet environ 70 km pour 3000 de D+. Un dénivelé assez gros surtout pour fin février, mais en général les montées se font sur de larges pistes sans difficultés particulières. Il y aura apparemment un bout de portage. Mais la Garoutade est surtout réputée pour ses superbes descentes techniques, typées enduro, alternant pierres et racines, soit au milieu "du maquis", soit en sous bois.
Saluons aussi l'organisation qui veut que cette randonnée soit éco-reponsable.
Coach et Tricky, deux autres membres arvernes, ont décroché leur ticket également.

mercredi 17 novembre 2010

Caméra embarquée : Les singletracks de la Garoutade

Enfin le montage vidéo de cette merveilleuse journée passée à arpenter les magnifiques singletracks et descentes enduro d'Ille sur Têt.
Pas facile de faire le tri dans les séquences tellement tout est superbe à rouler. Voici 15 minutes en caméra embarquée, pour vous donner l'envie d'y aller.



vendredi 12 novembre 2010

Les sentiers de la Garoutade

Enfin, après des semaines d'attente insoutenable, il est finalement arrivé : le weekend arverne qui se tient cette fois ci dans les Pyrénées Orientales, dans le secteur d'Ille sur Têt.
Au programme de ces deux jours de VTT, un maximum de gavage de monotraces!
Eric "Coach", Thierry "Mistigri", Xavier "Plop", et moi-même retrouvons Louis "Lalouize" à notre point de chute jeudi soir, pour engloutir hamburgers frites maison et despérados. Ça s'annonce bien, vivement le lendemain matin.
Vue sur le Canigou
Rendez vous vers huit heures ce matin à Rodès pour commencer les circuit de la Garoutade 2010, que nous décidons de raccourcir d'une dizaine de kilos (secteur du barrage de Vinça) pour profiter un maximum des portions de descente. On retrouve au départ Fred "Le Belge" et Christian, des amis de Lalouize pour nous accompagner ce jour.

Ça y est c'est parti, beau temps au programme, la journée s'annonce inoubliable. Inoubliable elle le sera, mais pas forcément pour les raisons invoquées...
Après quelques kilomètres on amorce la première descente, celle de Rodès : sympathique avec du cailloux, des virages serrés, quelques marchounettes, mmh menu super appétissant dans les rayons du soleil levant, quand une erreur bête faillit me coûter ce superbe weekend : ma roue avant bute sur une pierre, je tombe assez lourdement sur le poignet droit après un beau soleil, aïe, ça pique sévère, je repars mais j'ai du mal à serrer le guidon, je fais un refus devant le dernier pierrier avant d'arriver sur la rivière. Mon poignet me lance, apparemment rien de cassé, mais une entorse très probablement, il enfle assez vite. Mon moral n'est pas au beau fixe, mais bon, je décide de continuer quand même... La journée commence bien, mais elle est loin d'être finie.

Au détour d'une petit single en sous bois, une branche passe dans le dérailleur d'Eric, bing : patte de dérailleur cassée. Je lui file la mienne pour dépanner, et c'est reparti.
Coach et Lalouize bricolent
Un peu plus loin sur un sentier somme toute sans aspérités apparentes, c'est cette fois la patte de dérailleur de Lalouize qui cède. Changement de patte plus un rilsan sur la chape, on a du faire environ dix kilomètres, on se dit que c'est pas possible, surtout qu'à ce moment là, Fred "Le Belge" remarque une boursuflure sur le top tube du cadre carbone de son cocodale Scalpel flambant neuf, comme ci le carbone avait subi une contrainte mécanique.
Fichues pattes...
On repart et on commence à bien s'amuser dans les singles du sud quand en bas d'une descente c'est la chaîne d'Eric qui lâche, surement fragilisée par la panne précédente...

 On arrive ensuite sur une portion particulière, une sorte de gymkhana avec des portions de montées descentes courtes, usantes et sans intérêt, que l'on aurait mieux fait de zibber...
Les descentes sont très engagées, on a la banane, on enroule les marches, arrache quelques sauts, c'est excellent, j'arrive à gèrer malgré ma douleur au poignet. La dernière descente avant d'arriver à Ille sur Têt est très éprouvante, elle brasse pas mal.
Superbe!
On refait le plein d'eau et on décide de se grimper la piste qui mène à la descente du réservoir pour casser la croûte là haut. De là haut on a une vue superbe.

Comme dessert, la descente du réservoir fera bien l'affaire : très ludique et à la fois quelques passages techniques nous émerveillent et nous amusent comme des gamins. C'est l'éclate totale. On remonte par une piste de "pompiers" et après un petit goulet en béton pour évacuer les eaux qui ravine, le dérailleur arrière de Lalouize cède et va s'emmailloter autour des rayons, brisant à nouveau la patte de dérailleur, sa deuxième de la journée, la troisième avec celle d'Eric !!! Bien sûr, on avait pas prévu d'en casser autant, la journée est donc finie pour lui, il finira d'arriver aux voitures gràce à des locaux. Merci à eux.

A ce moment on se dit que l'on est maudit, mais on continue malgré tout. On sait désormais pertinemment que l'on ne pourra pas finir totalement le parcours, la faute à toutes ces anomalies qui nous coûtent du temps, et la nuit tombe vers 17 heures en cette saison...

On remonte une dernière montée sur piste qui nous mène vers un mini dolmen, avant d'entamer notre dernière descente de la journée qui nous amènera à Bouleternère.
De là, on rejoint la voie ferrée que l'on suit pour rejoindre Rodès. Seul hic, on arrive à un tunnel ferroviaire, face à un mur à avaler. Portage, poussage dans les buissons nous raye la peau, on joue aux sangliers mais on se résout à faire demi tour, on rejoint la route et on file sur Rodès retrouver Lalouize qui nous attendait. Pfiioou, pas fâchés d'arriver, on se descend une bonne bière en se remémorant les péripéties de la journée, mais aussi en repensant aux magnifiques sentiers d'Ille sur Têt.
Christian aura la gentillesse de dépanner Lalouize en lui prêtant son Cocodale Rize, pour lui permettre de nous guider pour la sortie du lendemain.
Avant de rentrer au bercail, passage à la pharmacie acheter de la bande élasto pour mon poignet et cachetons anti douleurs.
Bilan à la fin de cette journée : beaucoup de casse, mais super heureux d'avoir pu profiter de ces sentiers.
Les monotraces et descentes de la Garoutade sont ludiques, techniques avec de belles difficultés qui nécessitent un bon bagage technique pour pouvoir les surmonter et surtout bien en profiter. Attention aussi à la fatigue accumulée, la sanction n'est pas loin en cas de manque de lucidité.
60 km pour environ 1850m de D+

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